Un arrêt cardiaque peut survenir n’importe où. Votre organisation est-elle prête?

21 sept. 2026

Un arrêt cardiaque peut survenir au travail, dans un centre sportif, une école, un commerce ou un lieu public. Souvent, sans avertissement.

Et quand ça arrive, les premières minutes comptent énormément.

À l’occasion de la Journée mondiale du cœur, le 29 septembre, on voulait revenir à l’essentiel : comprendre ce qu’est un arrêt cardiaque, savoir quoi faire et surtout se demander si son organisation est réellement prête à intervenir.

Parce qu’avoir un DEA sur place, c’est important. Mais savoir où il est, pouvoir y accéder rapidement et être prêt à l’utiliser l’est tout autant.

Arrêt cardiaque ou crise cardiaque : ce n’est pas la même chose

On entend souvent les deux expressions comme si elles voulaient dire la même chose. Pourtant, un arrêt cardiaque et une crise cardiaque sont deux situations différentes.

Une crise cardiaque survient lorsqu’une partie du cœur ne reçoit plus suffisamment de sang en raison d’une artère bloquée ou fortement obstruée. Le cœur continue généralement de battre.

Un arrêt cardiaque, lui, survient lorsque le cœur cesse soudainement de pomper le sang efficacement vers le cerveau et les autres organes.

La façon la plus simple de retenir la différence?

La crise cardiaque est surtout un problème de circulation.
L’arrêt cardiaque est surtout un problème électrique.

Lors d’un arrêt cardiaque, la personne perd habituellement connaissance et ne respire plus normalement. C’est une urgence qui demande une intervention immédiate.

Une crise cardiaque peut mener à un arrêt cardiaque, mais les deux termes ne sont pas interchangeables.

Que faire si quelqu’un fait un arrêt cardiaque?

Imaginez la scène : un collègue ou un client s’effondre devant vous. Il ne répond pas. Il ne respire pas normalement.

Est-ce que les gens autour sauraient quoi faire?

Dans cette situation, il faut agir rapidement :

  1. Appeler le 911.
  2. Demander à quelqu’un d’aller chercher le DEA.
  3. Commencer la RCR immédiatement.
  4. Utiliser le DEA dès qu’il est disponible et suivre ses instructions.

La RCR permet de continuer à faire circuler le sang vers le cerveau et les organes en attendant l’arrivée des secours.

Le DEA, de son côté, analyse le rythme cardiaque et détermine automatiquement si un choc est nécessaire.

C’est justement pour cette raison que la RCR et le DEA vont de pair.

Pourquoi utiliser rapidement un DEA?

Lorsqu’une personne est en arrêt cardiaque, le temps est précieux.

Plus l’intervention est rapide, plus on donne une chance à la personne de survivre.

La RCR permet de maintenir une certaine circulation sanguine, mais lorsqu’un rythme cardiaque pouvant être corrigé par un choc est présent, le DEA devient essentiel.

Son rôle est d’analyser le rythme du cœur et, lorsque nécessaire, de délivrer un choc afin d’aider le cœur à retrouver un rythme efficace.

Et contrairement à ce que certaines personnes peuvent penser, le DEA ne “choque” pas automatiquement tout le monde. Il analyse d’abord la situation et ne délivre un choc que lorsqu’il est indiqué.

Est-ce qu’on peut utiliser un DEA sans formation?

C’est probablement l’une des questions qu’on nous pose le plus souvent.

La réponse courte : les DEA sont conçus pour être simples à utiliser.

Ils donnent des instructions vocales et visuelles étape par étape. Une fois l’appareil ouvert, il guide la personne présente tout au long de l’intervention.

Cela dit, suivre une formation en RCR et en utilisation du DEA demeure fortement recommandé.

Pourquoi?

Parce qu’en situation réelle, le stress embarque rapidement. Une personne qui a déjà pratiqué les étapes et qui sait à quoi s’attendre aura généralement plus confiance pour intervenir.

La formation permet aussi aux équipes de mieux comprendre qui fait quoi, où est situé le DEA et comment réagir pendant que les secours sont en route.

Avoir un DEA, c’est bien. Pouvoir l’utiliser rapidement, c’est mieux.

Beaucoup d’organisations possèdent déjà un défibrillateur.

Mais il y a une question encore plus importante à se poser :

Si quelqu’un faisait un arrêt cardiaque aujourd’hui, combien de temps faudrait-il pour trouver votre DEA et le ramener auprès de la personne?

C’est là que l’emplacement devient vraiment important.

Un DEA installé dans un local verrouillé, caché dans une armoire ou situé à l’autre bout d’un grand bâtiment peut être beaucoup moins utile qu’un appareil clairement identifié et facilement accessible.

L’objectif n’est donc pas seulement de pouvoir dire :

« Oui, nous avons un DEA. »

La vraie question est plutôt :

« Serions-nous capables de l’utiliser rapidement si quelqu’un s’effondrait maintenant? »

Où installer un DEA dans votre organisation?

Il n’existe pas un emplacement parfait pour tous les milieux.

Une petite entreprise n’a évidemment pas les mêmes besoins qu’une usine, un entrepôt, un centre sportif ou une organisation répartie sur plusieurs étages.

Mais certains principes restent les mêmes.

Le DEA devrait être :

  • facile à voir;
  • clairement identifié;
  • accessible rapidement;
  • placé dans un endroit connu des employés;
  • disponible lorsque le bâtiment est occupé.

Dans les grands environnements, il faut aussi se demander si un seul appareil est réellement suffisant.

Si le DEA prend plusieurs minutes à atteindre, il peut être pertinent de revoir son emplacement ou le nombre d’appareils disponibles.

Faites le test avec vos employés

Voici un exercice très simple.

Demandez à quelques employés, sans les prévenir :

« Où est notre DEA? »

Les réponses risquent de vous en apprendre beaucoup.

Si certains répondent :

« Je pense qu’il est près de la réception… »

ou

« On en a un? »

… votre organisation a peut-être déjà le bon équipement, mais pas encore le bon niveau de préparation.

La sensibilisation fait partie intégrante d’un bon programme de DEA.

Les employés n’ont pas tous besoin d’être experts, mais ils devraient au minimum savoir qu’un DEA est disponible et où il se trouve.

Et votre DEA, est-il prêt à fonctionner?

Il y a aussi un autre aspect qu’on oublie parfois : l’entretien.

Un DEA n’est pas un équipement qu’on installe une fois pour ensuite ne plus jamais y penser.

Les électrodes ont une date d’expiration. Les batteries ont une durée de vie limitée. L’appareil doit aussi être vérifié régulièrement afin de s’assurer qu’il est prêt à fonctionner.

Pour une organisation qui possède plusieurs DEA ou plusieurs établissements, le suivi peut rapidement devenir plus complexe.

Il faut notamment savoir :

  • où sont situés les appareils;
  • quels modèles sont installés;
  • quand les électrodes doivent être remplacées;
  • quand les batteries arrivent en fin de vie;
  • qui est responsable des inspections.

Un DEA qui n’a pas été vérifié depuis des années peut donner un faux sentiment de sécurité.

Être prêt avant que l’urgence survienne

Personne ne souhaite avoir à utiliser un DEA.

Mais si un arrêt cardiaque survient, ce n’est plus le moment de se demander où se trouve l’appareil, qui doit aller le chercher ou comment il fonctionne.

La préparation commence avant l’urgence.

Un DEA bien placé.
Un appareil inspecté.
Des employés qui savent où le trouver.
Des personnes formées à la RCR.

Ce sont des gestes simples, mais qui peuvent faire une réelle différence.

À l’occasion de la Journée mondiale du cœur, posez-vous simplement cette question :

Si un arrêt cardiaque survenait aujourd’hui dans votre organisation, seriez-vous prêt à intervenir?


Besoin d’aide pour mieux préparer votre milieu?

Cardio Choc accompagne les organisations dans le choix, l’installation, l’inspection et la gestion de leurs DEA.

Parlez à l’un de nos experts pour évaluer les besoins de votre milieu et vous assurer que vos appareils sont accessibles, fonctionnels et prêts à être utilisés.